Il y a un mois se tenait à Madrid le quatrième congrès du féminisme islamique ; on peut lire ici, par exemple, l'intervention de Houria Bouteldja, porte-parole du parti des Indigènes de la République.
Il y a une dizaine de jours, le Prix du Monde de la recherche universitaire était décerné à Chahla Beski-Chafiq, pour sa thèse sur : « Islamisme et société : religieux, politique, sexe et genre. A la lumière de l’expérience iranienne ». (Cette chercheuse se positionne manifestement tout différemment de Bouteldja.)
Il m'a semblé, à lire tout cela, que c'était le moment de vous causer ici de ma petite intrusion au CERI (Centre d'Etudes et de Recherches Internationales) (je continue à ressortir mes vieux dossiers de ma vieille valise... je fais un petit voyage dans le temps de six mois : direction le 3 mai 2010). J'avais alors assisté à une présentation sur le thème : comment peut-on être féministe islamique ?, organisée à l'occasion de la parution du dossier "Le féminisme islamique aujourd'hui" dans la revue Critique Internationale n° 46.
Quatre femmes intervenaient. Stéphanie Latte Abdallah est chargée de recherche à l'Institut de Recherches et d'Etudes sur le Monde Arabe et Musulman (IREMAM/CNRS) à Aix-en-Provence. Azadeh Kian est prof de socio à Paris 8. Amélie Le Renard a soutenu il y a un an une thèse sur les jeunes Saoudiennes à Riyad. Last but not least, Elsa Dorlin, conviée pour conclure la présentation avant l'ouverture du débat.
Je vais tâcher de retranscrire mes notes sur le dos de ma fidèle méduse – mes notes sont éparses et peu fournies, je ne connaissais pas grand chose sur le sujet, et ça allait un peu vite pour ma tête un peu vide – j'espère que ces gribouillis pourront malgré tout intéresser pour un poil certaines et certains de vous.
A suivre !