Overblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Où est passée la rage ?

Camarades de l'Internet mondial, je sais pas si vous avez remarqué, mais samedi, c'était le premier mai.


Comme tous les ans à cette même date, j'ai traîné guillerette ma chaussure jusqu'à la place de la République, histoire de fêter un peu ce qu'il y avait à fêter ; finalement il a semblé qu'il n'y avait pas grand chose à fêter : j'ai trouvé cette manif triste – peut-être moi qui fabule, ou qui projette le ciel blanc dans la rue ; ou peut-être qu'effectivement cette année, le jour de la fête du travail, il n'y a pas grand chose à fêter.

 

A mon habitude, j'ai fait petite-récolte de tracts, toutes tailles, toutes couleurs - certains féministes.

Qui disaient :

  • « Nous sommes toutes et tous concernés par la casse des services publics. Mais les femmes le sont au premier chef dans des secteurs où elles représentent plus de 57% des salarié.e.s : santé, éducation, petite enfance, tous largement féminisés : suppression massive de postes, démantèlement des statuts favorisant la précarisation. »

     

  • « Les femmes représentent 54% des chômeurs et 57% des chômeurs non indemnisés, 85% des salariés à temps partiel et 80% des salariés payés en dessous du SMIC ».

     

  • « Les conséquences sont lourdes à la retraite. Pour les seules pensions de droit direct (hors avantages familiaux et pensions de réversion), les femmes touchent moitié moins que les hommes : 650 euros contre 1 383. Parmi les retraité.e.s pauvres, 8 sur 10 sont des femmes. »

     

  • « Avec le projet de loi sur les retraites à l'horizon 2020/2025, c'est une nouvelle perte de 25% à rajouter. »


  • En France, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint.

  • Une femme est violée toutes les 10 minutes, 48 000 le sont tous les ans (chiffres officiels 2002).

 

Pour en savoir plus, on peut aller se promener (entre autres...) par là : Observatoire des inégalités.

 

Où l'on apprend que :

  • Les femmes gagnent 27 % de moins que les hommes. L’écart est de 19 % pour des temps complets et 10 % à poste et expérience équivalents. (L’inégalité des salaires entre hommes et femmes est la plus forte chez les cadres (30,8 %) et donc parmi les salaires les plus élevés. A l’inverse, l’écart le plus faible se trouve parmi les employés (5,7 %), une catégorie massivement féminisée.)

  • 5,5 % de l’ensemble des actifs sont à temps partiel et souhaiteraient travailler davantage, soit 1,4 million de personnes. Il s’agit à 80 % de femmes. La proportion s’accroît logiquement pour les populations les moins qualifiées, qui occupent les postes les plus précaires, notamment dans les secteurs du nettoyage ou de la distribution. Au total, 9 % des femmes salariées sont en situation de temps partiel subi, contre 2,5 % des hommes.

  • Les femmes sont de plus en plus diplômées, mais le "plafond de verre" demeure une réalité. Seules 17,2 % des entreprises françaises sont dirigées par une femme. Une proportion similaire se retrouve au sein du secteur public (la fonction publique est largement féminisée, sauf dans les emplois de direction).


  • Les femmes demeurent souvent cantonnées aux métiers dits féminins. Elles sont surreprésentées dans les professions incarnant les « vertus féminines » (communication, services à la personne) et de niveau hiérarchique souvent limité : employées, professions intermédiaires de la santé et du travail social, instituteur/trices. Elles sont par contre toujours peu nombreuses dans les professions incarnant les « vertus viriles » (force et technicité) : ouvriers, chauffeurs, policiers, militaires, ou dans celles hiérarchiquement élevées : chefs d’entreprise, ingénieurs et cadres techniques d’entreprise.


  • 30 % des femmes entrées depuis 7 ans dans le monde du travail et qui ont plusieurs enfants sont inactives ou au chômage. Le fait d’avoir un enfant dans les sept premières années de vie active pèse essentiellement sur la situation professionnelle des jeunes femmes. Alors que les hommes en couple restent, pour 90 % d’entre eux, à temps plein quel que soit le nombre de leurs enfants, les femmes ne sont plus que 68 % à travailler à temps complet avec un enfant et seulement 39 % avec plusieurs enfants. Il s'agit parfois d'un choix ; ce choix est d’autant plus fréquent que, pour elles, la situation de l’emploi est plus difficile que pour les hommes et qu’elles doivent assumer la plus grande partie des tâches domestiques. Cette situation résulte aussi directement des inégalités salariales entre hommes et femmes : dans la plupart des cas, il est plus coûteux pour le ménage que ce soit l’homme qui réduise son temps de travail. Un phénomène accentué par l’insuffisance des structures d’accueil des jeunes enfants.


  • En moyenne, les femmes consacrent 3h26 par jour aux tâches domestiques contre 2h01 pour les hommes. Les hommes bricolent et jardinent un peu plus, mais les femmes passent quatre fois plus de temps à faire le ménage et deux fois plus à s’occuper des enfants ou d’un adulte à charge à la maison, que les hommes. En schématisant, les femmes prennent en charge le quotidien, les tâches les moins valorisées, et les hommes ce qui se voit et ce qui dure. Les inégalités dans la sphère domestique ont des répercussions pour les femmes dans bien d’autres domaines où elles sont freinées, de la vie professionnelle aux loisirs, en passant par l’engagement politique ou associatif notamment.

 

Je vous laisse continuer à vous promener au gré des inégalités sous l'œil de l'Observatoire, si le cœur vous en dit.

Je vous recommande également chaudement la lecture de ceci.

Quant à moi, je vais tenter de la retrouver...

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article